dimanche 11 octobre 2026 - 11:36
Acheter et consommer des produits liés au régime sioniste sans en connaître la provenance
Acheter et consommer des produits liés au régime sioniste sans en connaître la provenance

Hawzah / L’achat de produits attribués au régime sioniste, même lorsque l’on ignore leur provenance, soulève des questions quant au statut juridique religieux de leur utilisation. À ce sujet, les grandes autorités religieuses chiites insistent sur la nécessité de restituer les produits lorsque cela est possible, ainsi que sur l’obligation de réprouver le mal dans les circonstances appropriées.

(A. P. Hawzah) Au regard des questions soulevées concernant le statut juridique religieux de l’achat et de la vente de produits et de services liés au régime sioniste, les avis juridiques des autorités religieuses indiquent que toute activité économique susceptible de contribuer au renforcement de ce régime est illicite. Les fidèles sont donc tenus de s’en abstenir.

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Je salue chaleureusement tous nos chers frères et sœurs ainsi que les personnes honorables qui nous suivent.

Dans le cadre d’une série de rencontres consacrées à l’achat et à la vente auprès d’entreprises liées au régime sioniste usurpateur, nous avons eu l’occasion d’échanger avec vous. Aujourd’hui, je souhaiterais attirer votre attention sur un point particulier.

Il arrive en effet que certaines personnes déclarent :

« Nous avons acheté un produit sans savoir s’il provenait d’entreprises israéliennes ou du régime sioniste usurpateur. Nous n’en avions absolument aucune connaissance. Ce n’est qu’après avoir effectué et achevé notre achat que nous avons découvert que le produit que nous avions acquis provenait d’entreprises liées à ce régime. Puisque nous l’ignorions au moment de l’achat, son utilisation après coup pose-t-elle un problème du point de vue religieux ? Est-elle permise ou non ? »

Cette question a été soumise aux grandes autorités religieuses de référence (marājiʿ al-taqlīd), qui ont apporté la réponse suivante :

Si vous avez acheté un produit sans en connaître la provenance et qu’il vous est possible de le retourner — autrement dit, si vous pouvez vous adresser à l’entreprise auprès de laquelle vous l’avez acheté, restituer le produit et récupérer votre argent —, vous devez le faire.

En revanche, si le retour du produit est impossible — ce qui est d’ailleurs le cas dans de nombreuses situations — et qu’aucune possibilité de restitution ne vous est offerte, son utilisation ne présente pas d’interdiction.

Autrement dit, vous avez acquis ce produit sans savoir qu’il provenait de ces entreprises, alors que cet achat aurait dû être évité. Vous en êtes désormais devenu propriétaire ; vous pouvez donc, à présent, l’utiliser.

Un autre cas mérite également d’être examiné. Il arrive qu’une personne sache qu’un produit est lié au régime sioniste maudit et usurpateur, sans l’avoir elle-même acheté.

Prenons l’exemple de quelqu’un qui se rend à une invitation et s’installe à une table où sont servis une boisson ou un aliment dont il sait qu’il est lié à ce régime. Or, la personne qui l’a acheté et qui le propose à ses invités, soit n’accorde aucune importance à cette question, soit ignore tout simplement la provenance du produit.

La question est alors la suivante : puis-je consommer ce produit ou dois-je m’en abstenir ?

La réponse donnée est la suivante :

Dans de telles circonstances, il est obligatoire de réprouver le mal (nahy ʿan al-munkar).

Dans un premier temps, il convient donc d’expliquer à l’hôte que l’acte qu’il a accompli n’était, en tout état de cause, pas licite.

Dans un second temps, si vous constatez que votre refus d’utiliser le produit — par exemple, le fait de ne pas boire cette boisson — est susceptible de l’amener à ne plus l’acheter à l’avenir et à lui préférer une autre boisson que vous-même ou ses autres invités pourrez consommer, alors vous devez vous abstenir de l’utiliser.

Ainsi, dans de telles circonstances, refuser de boire cette boisson, de manger cet aliment ou de recourir aux services proposés constitue une manière concrète de réprouver le mal.

En revanche, si le fait de ne pas utiliser ce produit ne constitue pas, dans le cas considéré, une démarche visant à réprouver le mal, la personne peut alors consommer un produit acheté par quelqu’un d’autre.

Que la paix, la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient sur vous.

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